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histoire de Saint Tönis en accéléré


von Werner Lessenich
                     traduit par Marie-Christine Meier
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Le début de l’histoire de Saint Tönis se perd dans le royaume de la légende. On raconte qu’un berger trouva un portrait de Saint Antoine dans la « Osterheyde » solitaire ( c’est ainsi que s’appelait jadis la contrée encore inhabitée). Bien qu’il l’ait gardé en sécurité, il le retrouva le lendemain au lieu de la découverte. Comme cet événement insolite se répéta, il décida de veiller à ce qu’une chapelle soit construite en l’honneur de Saint Antoine au lieu de la découverte. C’est ce que raconte la légende.
Erzbischof Friedrich von Saarwerden
Des documents attestent, que le 10 septembre 1380, le prince électeur de Cologne, l’archevêque Friedrich von Saarwerden, ( la « Osterheide » appartenait à la mairie de Kempen et ainsi à l’électorat de Cologne), donna la permission de construire une chapelle avec un cimetière dans la « Osterheide ». Ce document rédigé à Kempen peut être considéré comme l’acte de naissance de Saint Tönis, car aujourd’hui, l’église catholique Saint Cornélius est sur les fondations de la chapelle d’autrefois.

Ainsi sont nommés les deux saints qui sont très importants pour Saint Tönis. Tandis que Saint Antoine est considéré comme le patron de Saint Tönis, on délégua le patronat de la paroisse à Saint Cornélius. On trouve une photo des deux saints sur un document de 1411.

Le nom « Saint Tönis » est donc dérivé du nom de notre patron et s’est développé au fil des siècles de « Neuenrath in der Osterheide », « Sanct Antonius in der Heyde » et « Saint Thönihs ».

Ce sont en grande partie des paysans qui s’installèrent autour de la chapelle, plus tard, l’église. Au 17ième   siècle, le village connut un grand développement, qui, d’un côté, était dû à Saint Antoine. Dans les alentours sévissaient autrefois des épidémies dévastatrices sur les animaux et les paysans gravement touchés cherchèrent de l’aide auprès du patron des animaux domestiques, auprès de Saint Antoine. Ainsi le petit village devint pour un certain temps un lieu de pèlerinage très visité.

L’histoire de Saint Tönis est, comme celle de ses communes voisines, toujours marquée par la guerre. La population a beaucoup souffert pendant la guerre de Truchsess au cours de laquelle en 1585, le clocher s’écroula et l’église fut en partie détruite. Ce fut probablement la raison pour laquelle en 1607 on commença à protéger le village contre les ennemis avec un talus et un fossé.

Ortsplan (1827)
Un plan de 1827 laisse reconnaître qu’on ne pouvait entrer dans le village que par trois portes. On peut voir, aujourd’hui encore, le tracé de la fortification du village dans les rues « Alter Graben » et « Ringstraße ».

Mais le talus et le fossé ne purent empêcher qu’en 1642 ( pendant la Guerre de 30 Ans) notre village soit attaqué, pillé et que l’église et le clocher reconstruits depuis peu de temps soient incendiés, après la bataille à « Hückelsmay ».


Das Denkmal an der Hückelsmay
Pendant la Guerre de sept Ans, il y eut en 1758 de nouveau une bataille contre l’armée territoriale à « Forstwald », que le monument à « Hückelsmay «  nous rappelle aujourd’hui encore. Grâce à un stratagème, le duc Ferdinand de Braunschweig allié aux Prussiens, aux Hessois et aux habitants de Hannovre et de Braunschweig remporta la victoire sur les Français beaucoup plus nombreux et le village fut en partie épargné.

La « Mertenshaus «  dans la « Kirchstraße » - aujourd’hui la plus vieille maison de Saint Tönis inchangée extérieurement- fut construite 13 ans auparavant, et survécut à cette époque.

Le moulin à vent, « Gelderner Straße », que nous pouvons caractériser aujourd’hui comme emblème de notre village, fut construit en 1769 et est presque aussi vieux. Il était en service jusqu’en 1945 et a depuis 1978 de nouveau ses ailes détruites pendant la guerre.

Quand Napoléon occupa la rive gauche du Rhin (1794-1814), le village s’appela pour un certain temps « Saint Antoine » et fit partie de l’arrondissement de « Crefeld ». Le Congrès de Vienne mit fin à ce cauchemar en 1815 et Saint Tönis fut rattaché à la Prusse ; les 2.600 habitants firent partie du « Kreis Kempen » fondé en 1816.

Une nouveauté importante pour le développement ultérieur du village fut la mise en service du « Train industriel pour Krefeld et le canton de Kempen » ( en langage populaire « dä Schluff ») avec la gare à Saint Tönis (1870). Au cours des années précédentes beaucoup de nouveaux citoyens qui exerçaient la profession de tisserand, profession nouvellement apparue, s’étaient installés à Saint Tönis. La nouvelle liaison ferroviaire avec la ville de Krefeld toute proche servait entre autre aux tisserands, au nombre de 1400 au maximum, qui travaillaient pour les entreprises de Krefeld.

Endhaltestelle der Straßenbahnlinie 1 (ca. 1905)
Pendant que le Schluff invite aujourd’hui les nostalgiques à des voyages de divertissement, le terminus de la ligne de tramway vers Krefeld, mise en service en 1904, a toujours une grande importance dans le trafic urbain.

A cette époque, Saint Tönis reçut aussi sa propre mairie.
En 1877, l’ancienne ferme fut mise en service en tant que « mairie ». Sauvée de la démolition en 1977, elle est aujourd’hui, après rénovation, de nouveau le siège du maire et « le salon » de la ville.

Der Wasserturm im Bau (1929)


Après la Première Guerre mondiale, en 1929, fut posée la première pierre pour le
château d’eau
, qui visible de loin, détermine la silhouette du village.



La Seconde Guerre mondiale apporta de nouveau souffrance et destruction dans notre patrie. Marienheim

Selon des notes officielles, 2.394 bombes tombèrent sur Saint Tönis et détruisirent 66 maisons, dont « Marienheim », et
causèrent aussi de grands dommages à l’église paroissiale. A la fin, on déplorait 421 soldats morts, 44 disparus et 12 victimes des bombes.



Une des conséquences de la guerre fut l’arrivée d’environ 2.000 expulsés. La majorité d’entre eux était des protestants qui trouvèrent chez nous une nouvelle patrie et enfin après une période de nombreuses solutions provisoires construisirent en 1952/53 leur propre église (la « Christuskirche ») et une école.

Les années suivantes furent les années de la reconstruction. Des lotissements entiers sont nés autour du centre. Des écoles, une maison de loisirs pour les jeunes, des complexes sportifs, la construction d’une maison de retraite et d’un hôpital complétèrent l’infrastructure et Saint Tönis grandit d’environ 10.000 habitants (1946) à plus de 14.000 en janvier 1970.

Stadtrechte

Cette date marque un tournant dans l’histoire de Saint Tönis. En raison de la restructuration communale, fut constituée le 1ier janvier 1970 la grande commune de Tönisvorst se composant des deux communes indépendantes jusqu’ici, Saint Tönis et Vorst, sur une superficie de 44,24 km² et comptant 19.474 habitants à laquelle on décerna le statut de ville en 1979.

En 1998, le nombre d’habitants atteignait les 30.000, et est, au début du nouveau millénaire toujours en augmentation, ce qui est le signe que Tönisvorst peut se considérer comme une des villes sympathiques, où il fait bon vivre, dans la jolie région du Rhin-inférieur.   





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